En une trentaine de passages, quelques-unes de ces femmes en contrat d’insertion sont devenues des mannequins d’un jour dévoilant leur collection pour l’hiver, faite à partir de manteaux ou robes recyclés.

Le réseau “Tissons la solidarité” qui organise ce défilé a été créé en 2004. Il a fait de la lutte contre l’exclusion des femmes son objectif principal.

Le réseau rassemble 70 chantiers ou entreprises d’insertion par l’activité économique en France, tous spécialisés dans le recyclage des quelque 10.000 tonnes de vêtements collectés chaque année.

Le parcours de ces femmes se ressemble: scolarité abrégée, pas ou peu de formation, des petits boulots, des divorces etc, comme Halima, Nîmoise de 40 ans qui a défilé mardi.

Cette ancienne ambulancière a été licenciée après neuf ans de travail. S’en est suivi une période noire où il a fallu “se reconstruire”, a-t-elle expliqué à l’AFP. Pour elle et ses filles qu’elle élève seule.

Venue dans une des structures du réseau, elle a fait “du tri de vêtement, du cirage de chaussures, de la couture, de la vente en boutique etc”. “Ca m’a libérée, j’ai appris beaucoup de choses” poursuit-elle. Aujourd’hui, deux jours par semaine, elle suit en plus une formation d’aide-soignante.

Mme Ayrault, administratrice d’une association spécialisée elle aussi dans l’économie sociale et solidaire à Nantes, a souligné “la cohérence d’un projet qui réunit la générosité, le savoir-faire, l’économie sociale et solidaire mais aussi la réduction des déchets et la pratique artistique”.

Christian Lacroix est le parrain de l’association depuis le début car elle “est basée sur ce qui nous est cher, le recyclage, la customisation, la réinsertion, l’expression individuelle, faire se rencontrer ces problèmes basiques, vitaux de notre société avec l’univers de la mode, souvent caricaturé, en remettant le vêtement à sa juste place”, a-t-il dit à l’AFP.

Depuis la création du réseau, 13.000 salariés en insertion sont passés par les chantiers et entreprises. Il en emploie aujourd’hui 1.780, à 83% des femmes. 125 boutiques réparties dans toute la France vendent les collections. Mais surtout, 34% des salariés en insertion retrouvent un emploi stable à l’issue de leur passage. Comme l’un des mannequins prévus mardi, qui s’est décommandée après avoir trouvé un travail..

robedebal Article's Source: https://www.thearticledirectorypost.com/un-defile-de-mode-pour-sortir-les-femmes-de-lexclusion/
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  • writerPosted On: May 26, 2013
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